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Le fonds photographique Poyet est en danger ! par F.Dumelié |
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Chaque cellule contient environ 500 clichés
Les boites d'origine, en carton relachant des émanations acides devront être remplacées par des boites en carton neutre, particulièrement onéreuses.
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Beaucoup plus grave, et malheureusement souvent irrémédiable, nous rencontrons à partir des années trente le mélange de négatifs en acétate de cellulose avec les clichés sur verre. Sous l'effet de l'humidité, celui-ci se décompose littéralement, en libérant de l'acide acétique.
Nous avons ainsi des trous parfois considérables dans la collection, car lorsqu'une boite est atteinte, les plaques non mitoyenne du film d'acétate de cellulose sont rongées par l'acide libéré.
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Et parfois, le sort s'acharne : pollution par l'acétate ou le nitrate de cellulose (abandonné en 1934, car il était explosif !) ET décollement de la gélatine...
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Il n'y a aucune dramatisation dans notre propos, mais seulement le désir de mettre en évidence l'importance de la mise en uvre de moyens financiers et techniques pour assurer la pérennité d'un fonds photographique tout à fait exceptionnel.
Une note d'espoir pour terminer : les innombrables boites encore non explorées contenant les négatifs sur plan-films (grands formats) ou les négatifs en rouleaux de format 18 x 24 mm des successeurs de Jean Poyet sont en parfait état, et seuls ceux en couleur ont subi les dégradations chimiques dues au temps, mais le traitement informatique pour les restaurer existe et est accessible... Il faudra seulement du temps, et beaucoup de bénévoles pour terminer l'exploration de cette énorme masse documentaire... |
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Voici le texte de l'appel que nous avions lancé dans les colonnes de l'Union le 25 octobre:
Voilà 15 semaines que nous vous présentons le fonds photographique Poyet, - plus de 100 000 clichés sauvé de la destruction il y a 22 ans.
Nous vous avons déjà à plusieurs reprises indiqué sa composition : 95 000 portraits d'habitants de deux cents communes autour dEpernay, un peu plus d'un millier de clichés sur le monde du Champagne, et le reste se répartissant entre images à caractère local les accidents de voiture en font partie actualités, manifestations diverses.
Chaque semaine, nous vous avons présenté en raccourci quelques aspects de cette collection inestimable, et les réactions recueillies nous assurent de l'intérêt que le public des lecteurs a porté à ces présentations.
Tous ces clichés, la plupart sur plaques de verre, sont actuellement stockés dans leurs boites d'origine, en carton de mauvaise qualité, et surtout diffusant dans le temps, des vapeurs acides qui peuvent nuire aux négatifs. L'ensemble des boites est rangé dans des classeurs à clapets en tôle d'acier, rachetés il y a 20 ans aux Domaines, et qui souffrent pour beaucoup de la rouille.
Le local mis à notre disposition par la Ville d'Ay est certes appréciable, mais sans équipement permettant de contrôler température et hygrométrie.
Autrement dit, le fonds Poyet est en danger, et ainsi que le titre le catalogue de l'exposition de présentation de ce fonds photographique, il s'agit là d'un trésor régional d'une valeur historique inestimable.
Jusqu'ici, nous n'avons réussi à obtenir aucune aide matérielle des pouvoirs publics, à part la subvention de 320 € que nous accorde la Ville d'Ay chaque année, comme elle le fait pour toutes les associations de la commune et qui participe au fonctionnement de notre association pour une partie de ses frais courants.
La vente des clichés commandés par le site nous a permis d'acquérir un appareil photo numérique de qualité et un scanner permettant de faire des numérisations en haute définition. Mais ces faibles moyens ne permettent absolument pas d'envisager le début de transfert des plaques dans des supports adéquats.
Nous lançons donc un appel aux dons. Pour mettre le fonds Poyet en sécurité, nous avons chiffré le transfert dans des boites en carton neutre et leur rangement dans des caisses en aluminium à près de 40 000 €. Bien entendu ne sont pas comptées dans cette somme les milliers d'heures de travail que suppose ce transfert et qui sera effectué par les bénévoles.