La Distillerie Goyard
 
Jean Goyard, originaire de Bourgogne créa sa distillerie à Ay Champagne en 1911. Dans les années trente, il dispose de 12 machines à distiller identiques à celle photographiée par Jean Poyet le 16 avril 1935. La même de nos jours, mais en couleurs, trône dans la cours des bureaux de l'actuelle entreprise Goyard.

L'entreprise connut un développement considérable. les machines à distiller de la distillerie Jean Goyard se déplacent jusqu’aux frontières des Vosges, de l’Yonne des Ardennes. Les fruits distillés sont : les pommes, les cerises, les mirabelles, les quetsches etc… Cette activité se développera jusqu’à la fin des années 50, date à laquelle le gouvernement Mendès-France supprimera le privilège en supprimant la transmission.
A partir des années 25 Jean Goyard rend son activité plus sédentaire. Il aménage un atelier fixe à Ay. Il diversifie son activité commerciale. A côté de sa production d’eaux-de-vie de marc et de vins il démarre une production de Ratafia. Il entame un commerce de rhums qu’il achète en vrac au Havre. Il distribue également du cidre.
La machine a été modernisée entre la vue précédente prise le 15 avril 1935 et celle d'aujourd'hui: devenue objet de décoration dans la cour des locaux administratifs : les roues métalliques ont été remplacées par des roues à pneus.
Prise de vue du 15 octobre 1924

 

Ci-dessus, en fin de vendanges, le tas des marcs récoltés est impressionnant. Ce sont 90 000 tonnes qui seront traitées entre deux vendanges.

A gauche de l'image, se dresse la cheminée du nouveau four à masse organique qui fera faire de grandes économies de gaz à l'entreprise, puisqu'au lieu de disperser les restes après distillation, elle les brûlera pour produire de l'énergie.

Durant la seconde guerre mondiale la distillerie comme toute la Champagne vivra au ralenti. La famille Goyard sera très affectée par le bombardement d’août 1944 à Ay. L’entreprise également connaîtra des destructions. Jean Goyard fatigué, malade, décède en Janvier 1946.

Ses deux gendres Louis Morot et Roger Keene vont entreprendre une reconstruction de l’entreprise.

29 septembre 1944

Colonne de distillation photographiée par Jean Poyet en 1935. A droite, celle actuellement en activité

Chargement du tamis vibrant qui va séparer les pépins de raisins de la pulpe et des aignes.

Les extraits de pépins de raisin concentrent des polyphénols appelés OPC. Ceux-ci ont des propriétés antioxydantes incomparables

Les foudres de vieillissement photographiés en 1935

Tous ces futs sont emplis de marc de Champagne en vieillissement.

 

Que ce soit en batiment de surface ou en cave, il y règne une odeur extraordinaire !

A gauche, machine à embouteiller le ratafia et ci-dessus une ancienne pompe devenue objet de décoration.

Pour en savoir plus sur la distillerie Goyard d'aujourd'hui : www.distillerie-goyard.fr
Retour au sommaire du bulletin n° 9
goyard.hier.aujourdhui
La Distillerie Goyard
 
Jean Goyard, originaire de Bourgogne créa sa distillerie à Ay Champagne en 1911. Dans les années trente, il dispose de 12 machines à distiller identiques à celle photographiée par Jean Poyet le 16 avril 1935. La même de nos jours, mais en couleurs, trône dans la cours des bureaux de l'actuelle entreprise Goyard.

L'entreprise connut un développement considérable. les machines à distiller de la distillerie Jean Goyard se déplacent jusqu’aux frontières des Vosges, de l’Yonne des Ardennes. Les fruits distillés sont : les pommes, les cerises, les mirabelles, les quetsches etc… Cette activité se développera jusqu’à la fin des années 50, date à laquelle le gouvernement Mendès-France supprimera le privilège en supprimant la transmission.
A partir des années 25 Jean Goyard rend son activité plus sédentaire. Il aménage un atelier fixe à Ay. Il diversifie son activité commerciale. A côté de sa production d’eaux-de-vie de marc et de vins il démarre une production de Ratafia. Il entame un commerce de rhums qu’il achète en vrac au Havre. Il distribue également du cidre.
La machine a été modernisée entre la vue précédente prise le 15 avril 1935 et celle d'aujourd'hui: devenue objet de décoration dans la cour des locaux administratifs : les roues métalliques ont été remplacées par des roues à pneus.
Prise de vue du 15 octobre 1924

 

Ci-dessus, en fin de vendanges, le tas des marcs récoltés est impressionnant. Ce sont 90 000 tonnes qui seront traitées entre deux vendanges.

A gauche de l'image, se dresse la cheminée du nouveau four à masse organique qui fera faire de grandes économies de gaz à l'entreprise, puisqu'au lieu de disperser les restes après distillation, elle les brûlera pour produire de l'énergie.

Durant la seconde guerre mondiale la distillerie comme toute la Champagne vivra au ralenti. La famille Goyard sera très affectée par le bombardement d’août 1944 à Ay. L’entreprise également connaîtra des destructions. Jean Goyard fatigué, malade, décède en Janvier 1946.

Ses deux gendres Louis Morot et Roger Keene vont entreprendre une reconstruction de l’entreprise.

29 septembre 1944

Colonne de distillation photographiée par Jean Poyet en 1935. A droite, celle actuellement en activité

Chargement du tamis vibrant qui va séparer les pépins de raisins de la pulpe et des aignes.

Les extraits de pépins de raisin concentrent des polyphénols appelés OPC. Ceux-ci ont des propriétés antioxydantes incomparables

Les foudres de vieillissement photographiés en 1935

Tous ces futs sont emplis de marc de Champagne en vieillissement.

 

Que ce soit en batiment de surface ou en cave, il y règne une odeur extraordinaire !

A gauche, machine à embouteiller le ratafia et ci-dessus une ancienne pompe devenue objet de décoration.

Pour en savoir plus sur la distillerie Goyard d'aujourd'hui : www.distillerie-goyard.fr
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