Dès le
jeudi matin, c'est la foule des grands jours dans toute
la petite ville. La sonorisation nous enveloppe de bruits
de nature, et c'est assez drôle, car au moment ou
le cri des grues nous submerge, dans le ciel de Montier
en Der, un vol de ces gracieux volatiles croise la
traînée d'un avion de
ligne...
Beaucoup de
lieux d'exposition, avec même une
décentralisation à Giffaumont. Douze
stations très éloignées d'un chemin
de croix. C'est un plaisir total. C'est presque trop pour
reprendre l'expression à la mode : c'est
finalement plus la mise en valeur des images qui retient
notre attention que le contenu de celles-ci, toujours
beau et pittoresque. C'est un hymne à la
nature.
Frans Lanting,
photographe américain et parrain du festival
présente une sorte de tour du monde pour surprendre la
naissance de la vie sur la terre des origines à
aujourd'hui, ce qui nous vaut cette superbe vue de pieds qui n'ont
jamais connu ni chaussettes, ni chaussures, ni d'ailleurs d'autres
terrains que ceux de la forêt amazonienne du
Pérou.
Et dans tous les sites du festival, des quantités
d'enfants . C'est un désir des organisateurs que de
sensibiliser les scolaires à la beauté de la nature
et à sa fragilité, et de leur faire adopter un
comportement responsable et solidaire.
Une très
belle exposition en hommage à Willy
Ronis
présentait son jardin secret : son amour de la
montagne dans l'abbatiale de la ville, et, comme un clin
d'oeil, le reflet d'un vitrail est venu faire une petite
caresse à l'une de ses images !
Dans
l'église abbatiale de Montier en Der, l'hommage à
Willy Ronis voisne avec la présentation en grandes
diapositives de photos d'Olivier
Grunewald :