Après le sauvetage du Fonds photographique Poyet, Francis Dumelié a essayé pendant plusieurs années d'organiser les plaques, d'avancer dans la saisie informatique de cet immense ensemble, mais il a très vite rencontré ses limites. Seul un contexte associatif pouvait venir à bout d'une telle tâche.
Une première association fut crée à Oeuilly, afin de profiter de la dynamique associative de ce village champenois qui, au cours des années 90 avait restauré une vieille maison du village en écomusée, remis en valeur l'ancienne école telle qu'elle était au début du XX° siècle. Son nom était "mémoire photographique champenoise".
Bien qu'une maison ait été mise à la disposition de l'association, le manque de moyens a fait rechercher un autre point de chute.
C'est en 2004 que le Maire d'Ay, Dominique Lévêque, a vu toute l'oppportunité pour sa Commune d'accueillir un mouvement associatif porteur d'un trésor champenois tel que le fonds Poyet. Installé dans un premier temps dans les locaux de l'Institut International des vins de Champagne qui reste son siège social, le mouvement a changé de nom, devenant le Centre Régional de la Photographie de Champagne Ardenne (CRPCA) et s'est vu attribuer l'ancienne caserne des pompiers d'Ay, dans laquelle la municipalité a construit une pièce apte à recevoir à la fois le fonds Poyet, et les dons qui ne manqueraient pas d'arriver.
Le déménagement et le rangement des 5 tonnes de négatifs sur verre et documents a pris plusieurs années, et actuellement, si Francis Dumelié poursuit son travail sur le fonds Poyet, une autre équipe de trois personnes a entrepris l'inventaire des milliers de documents photographiques reçus ou acquis à différentes occasions.
D'une idée purement conservative au début, on en est venu à celle d'un prolongement dans notre époque, d'une sorte de continuation de la tâche accomplie par plusieurs générations de photographes. Recueillir dans les villages documents photographiques anciens et contemporains.