Du nouveau sur l'entreprise Poyet.
Lors de la parution du numéro précédent de notre bulletin, de nombreux maires des communes concernées par le Fonds Poyet ont réagi. Plusieurs ont adhéré à notre association. Parmi eux, Jacques Mangin, adjoint de Magenta nous a parlé d'un de ses amis qui fut apprenti chez Poyet à partir de 1943.
Il s'agit de Jacques Damiens, photographe, bien sûr en retraite, que nous avons rencontré lors d'un de ses passages à Epernay.
Passionné de son métier, ce jovial personnage continue de sillonner la France, appareil numérique en bandoulière...
Après une rencontre des plus chaleureuses, il nous a écrit, et fait parvenir un certain nombre de documents.
Réparation des films de location dans l'atelier Poyet sans doute en 1945. Au premier plan, Jacques Damiens, notre témoin,
et derrière un autre apprenti, Guy Cintract
Au premier plan, Eliane Baudry également apprentie
ensuite, Jean Elie, Jacques Damiens, la tête dans une cabine de retouche, puis Daniel Lapred qui a terminé Grand reporter sportif à France Soir.
A droite de l'image, Guy Cintract.
L'atelier comptait donc à cette époque quatre apprentis

Jacques Damiens nous commente ainsi la photo suivante :

 

« Le magasin en 1948, avec devant la C4 citroën sur laquelle j'ai pris mes premières leçons de conduite avec Fernand Poyet »

 

Dans son sympatique courrier, il nous demande de lancer un appel : A cette période, Fernand Poyet avait inventé un appareil permettant de passer en continu 60 mètres de film. Cet appareil, le FP3, breveté , fut fabriqué dans l'atelier de la rue Gambetta, à plus de 300 exemplaires à partir de pièces Pathé, et d'autres fabriquées par M.Baignol, ferblantier à Magenta derrière l'église.

Il nous demande de lancer un appel pour essayer de retrouver l'un de ces appareils qui doit bien encore exister dans quelque grenier...

 

A cette époque, avant que Fernand Poyet, fils de Jean, ne parte créer sa propre entreprise à Cannes, le studio sparnacien comptait donc une dizaine de personnes dont 4 apprentis, et en en souriant, Jacques Damien nous confiait qu'un apprenti gagnait par mois ce qu'un ouvrier gagnait par jour...

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