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" Quand il n'y aura plus d'après... La seule légitimité de l'image numérique réside dans son pouvoir de communiquer plus rapidement et de répondre aux adeptes du polaroïd. Les autres applications tiennent de l'ersatz moderne du laborantin par son pouvoir transformiste de la vérité ou de l'incompétence. Mais quand cette technologie, à seul but consumériste, aura cannibalisé toutes ses propres images par ses défauts de conservation, que restera-t-il alors de la mémoire iconographique et des souvenirs des photographes de toute obédience ? Le photographe amateur, par manque de moyens ou de connaissance, perdra sa mémoire intime, celle-là même qui le construit, lui donne son identité et laisse des traces indispensables pour ses descendants. Malgré les assurances données par les tests de vieillissement accéléré incomplets, contestés, sujets à caution par tout le milieu scientifique, les photographes ne peuvent espérer conserver leurs archives numériques familiales et émotionnelles que le temps de quelques saisons... et après, ce sera ce terrible silence de mort des images disparues pour des générations orphelines et sans mémoire. ... il n'y aura plus d'après, comme des tombes sans nom ! " |