compte rendu de la visite du CRI rédigé par Rachel Payan
 
 
Hubert BALLU, Jean-Eric BILLET, Francis DUMELIE et Rachel PAYAN le 8 Février 2006
 
Rendez-vous à 15h au CRI
Nous sommes reçus par M. Puton responsable entre autres de la numérisation des fonds.
Face à l’Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel, le CRI a été créé il y a dix ans environ. Il est né du regroupement de trois associations 
* Une association de la photographie
* Une association d’audiovisuel
* Une cinémathèque
La cinémathèque jouissait d’un bon fonctionnement la région est donc venue s’intéresser de plus près à la structure et a encouragé la création du CRI.
Aujourd’hui le CRI fonctionne grâce aux subventions de la Communauté Urbaine de Nancy et à la prise en charge du matériel par le Conseil Général de Lorraine. La soutien de ces parties implique une certaine ingérence politique qui se traduit autant par le cahier des charges que la présence de certains politiques dans le Conseil d’Administration de l’association.
Ce soutien régional a été possible en fixant comme objectif de l’association de recouvrir l’ensemble de la Lorraine avec au moins un cliché par commune. Une carte géographique permet ainsi de localiser les endroits n’ayant pas encore une image associée. Le but peut alors être d’en réaliser.
L’association se réserve une marge d’autonomie financière grâce à l’édition de clichés vendus à des journaux ou autres (le fonds est suffisamment riche pour intéresser l’Est éclair ou autres revues régionales voir nationales).
Par le biais de la Biennale de l’image (prochaine le 15-30 avril 2006), l’association attire d’autres donateurs, des subventions de la DRAC et des demandes de numérisation ou d’édition.
 
L’association fonctionne avec 5 salariés aujourd’hui :
Le directeur, M. Puton responsable de la numérisation des fonds et de la biennale d’art visuel de Nancy, M. Aurora, responsable de la gestion informatique des fonds, une secrétaire, un chargé du fonds « Image de Volcans » : fonds Krafft
 
Les archives :
 
Le CRI est un des fonds d’archives les plus importants de France en terme d’ images (vidéo, gravure, photographies) avec 25 fonds importants.
Le CRI n’est pas comparable au musée de Niepce Nicephor au statut national où 47 personnes travaillent à temps plein avec un laboratoire et une volonté politique.
Il possède 1 Million de clichés tous pré-classés dont 12 000 sont correctement indexés prêt à l’envoi pour de l’édition.
En ce qui concerne le local de conservation, des travaux importants ont été nécessaires afin d’isoler de l’eau et du feu. La température est maintenue à 10°C toute l’année grâce à une climatisation. Le degré d’hygrométrie inférieur à 50 n’a pu être stabilisé que grâce à un système de chauffage en plus de l’aération. Ce fonctionnement mal étudié au départ représente une dépense en énergie très importante.
Il a pu visiter le fort de Fermon où le système est beaucoup plus économique grâce à la mise en pratique du système des caves champenoise, gouttière.
Un sas de sécurité est prévu pour mettre en attente les autochrome lorsqu’il doivent être sortis l’été afin d’éviter leur détérioration.
De grandes armoires amovibles permettent une occupation optimale de l’espace de stockage.
Chaque fonds correspond à une armoire et une étagère bien particulière. L’établissement d’une cartographie permet de retrouver rapidement les clichés recherchés.
Les originaux (plaques, négatifs…) sont conservés dans des boîtes de cartons créés sur mesure. Après création des modèles, M. Puton a trouvé un prestataire pour leur fabrication. Chaque boîte porte les numéros d’archivage (type de fonds et numéro) correspondant aux clichés qu’elle contient.
La référence photo permet le repérage géographique du cliché original dans la salle des archives.
Un inventaire du fonds (pour les fonds extérieurs en sous-traitance) est confié au déposant.
Pour les développements, il s’adresse aux laboratoires Sardin ou Bayer.
Pour la restauration il va voir Keren.
Formation : Anne Quartier Bresson et Bertrand Lavelrine
Les fonds sont constitués en partie de donations faites par les fondateurs de la société lorraine de Photographie
Fonds Riston, le rallye de Lorraine…
 
Une salle de projection :
 
Ciné club, une projection par semaine plus occasions particulières.
 
La salle de documentation – indexation du fonds :
 
Dans la salle de documentation, une partie du fonds image est consultable à partir d’un ordinateur et Internet. Les documents relatifs à l’image et au cinéma (5000 ouvrages et 50000 périodiques) sont consultables via les dossiers presse, les catalogues papier.
Pour trouver le logiciel de gestion le plus adapté, il est important de bien analyser toutes les étapes du traitement nécessaires pour ne pas avoir à recommencer l’opération.
 
Logiciel :
L’indexation se fait si possible à partir du document original. Une seule personne doit être chargé de cette tâche pour l’homogénéité de l’indexation.
Trois masques informatiques sur la consultation interne du logiciel (réservé à l’association) :
 
1- Identification : vignette du document
Titre – côte ou référence (pour la localisation dans les archives) – légende mosaïque
 
2- Info PTC : les champs de saisie,
- mots clé/ vedettes matières pour faciliter la recherche pour ce logiciel ils ont choisi le langage RAMEAU qui correspond à un grammaire stricte (tous les termes sont au pluriel par ex.) et dont le thésaurus est consultable par internet. Le paramétrage des listes est possible, il peut se faire sur trois sous niveaux
Cette indexation nécessite le travail d’un documentaliste car il requiert la maîtrise des langages de documentation et la méthodologie d’indexation.
Un autre type de fonctionnement est possible si le fonds à indexer reste petit avec les mots Mayeur. Cela consiste à ajouter un mot à chaque fois qu’il est nécessaire au thésaurus. Le problème est lorsque l’inventaire devient trop important, on finit par oublier les termes références utilisés et prendre un synonyme pour la même description. Cela devient très vite ingérable.
Indexation du groupe de pilotage est non normalisée. Une thématique générale permet d’orienter le lecteur.
auteur (copyright)
localisation géographique (commune, canton, pays)
 
3- La description
Information technique : éditeur, datation
Ce champ est à paramétrer en fonction des besoins.
Au moment du paramétrage du logiciel on peut demander à pouvoir associer du texte (il constitue un réservoir d’informations associé à l’objet- image recherché)
 
Le logiciel permet aussi de mesurer l’intérêt de saisir un document presque similaire (tout n’a pas besoin d’être inventorié, d’ailleurs seulement les clichés jugés d’un intérêt important sont numérisés, ceux qui seront le plus demandés).
Certains documents sont parfois mis en dépôt temporaire offrant la possibilité d’une saisie.
Un tel logiciel nécessite une capacité importante de mémoire via le serveur des sauvegardes sont effectués par le prestataire du logiciel.
 
Un tableau interne permet de repérer :
Titre - date – référence – légende
Et différencie :
Le site pro – réservé en interne – avec l’accès à toute la documentation de Lorraine et concernant d’autres fond inventoriés mais non accessible au public. Il permet une recherche avancée. Pour résumer il offre la possibilité de chercher par descripteur, catégorie (type de fonds), type de documents (son, vidéo, photo, …), date.
Le site grand public : recherche simple avec un seul terme (inconvénients, il aurait été plus pratique de pouvoir associer des termes)
 
Les droits :
 
Variable, selon le contrat passé avec le donateur ou le propriétaire, gestion directe ou consultation et autorisation nécessaires.
Mis en place de partenariat possible ou la saisie est déléguée.
 
La numérisation :
 
Deux bénévoles venant deux jours par semaines aident à la numérisation et au traitement du fonds.
Un scanner Epson 1680 pro est utilisé pour la numération en 5/5 à 3000 pixels en hauteur.
Banque d’Image : Couleur = 40 méga – NB = 15 méga
Imprimer en labo pour le grand public.
Parfois nécessité de retravailler par photoshop
Les plaques ne sortent jamais .
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